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Orthopédie : Des interventions tout en sécurité à Saint-François

Orthopédie : Des interventions tout en sécurité à Saint-François

« On éprouve des douleurs pour marcher qui peuvent conduire à un arrêt au bout de 15 minutes. La hanche se raidit, les douleurs inflammatoires peuvent réveiller la nuit, et se propager au genou. » Tels sont les symptômes décrits par le chirurgien orthopédiste Arnaud Pelletier, conduisant bien souvent à la pose d’une prothèse de hanche.

 

« Une check-list comme en aéronautisme »

À quel public s’adresse-t-elle ? « La plupart du temps les patients sont âgés de 65-70 ans. Mais il n’y a pas de limite. Il y a aussi des jeunes qui ont entre 25 et 30 ans, ou des personnes de plus de 90 ans », ajoute le chirurgien. Mais rassurez-vous, ils bénéficient d’un suivi particulier, en plusieurs étapes. « Des bilans radio du bassin, de la hanche, des lombaires, voire du genou sont effectués lors de la première consultation. D’autres bilans complets sont ensuite réalisés, avant le test score PMA, sur 18 points. Si le patient est en dessous de 910 points, une intervention chirurgicale est nécessaire. Avant celle-ci, vient le rendez-vous avec l’anesthésiste, et un cardiologue ou pneumologue en fonction des antécédents de chacun », décrypte Arnaud Pelletier.

 

Quid de l’intervention chirurgicale ? « Le patient entre dans notre établissement la veille de l’opération. Le chirurgien doit le voir pour savoir s’il est prêt, s’il va bien, et vérifier si les bilans ont été faits. Avant l’entrée au bloc opératoire, on reprend le cursus du dossier check-list, on vérifie chaque point que l’on coche pour valider, un peu comme en aéronautisme. Plusieurs points sont à nouveau faits avant l’anesthésie, l’incision… Si une case de la check-list n’est pas validée on arrête tout ».

 

L’intervention dure en moyenne entre 45 minutes et 1h30, avec des modèles de plus en plus nombreux et sur mesure. Pour la durée d’hospitalisation, hors de question pour les deux médecins de pratiquer une chirurgie ambulatoire où l’on sort le soir-même. « C’est illusoire de prétendre que quelqu’un peut être autonome le soir-même. Il faut viser trois jours pour sortir dans de bonnes conditions ».

Autre opération de plus en plus pratiquée, la pose de prothèses aux genoux. Désormais dites « sur mesure », ces prothèses visent à soigner les arthroses complètes du genou et permettent une récupération plus rapide et bien moins douloureuse qu’il y a encore 25 ans.

Enfin, concernant la rééducation, quinze séances de kiné sont préconisées pour les hanches, contre vingt-cinq pour les genoux. Pour ceux qui hésitent encore à monter sur la table d’opération, ces derniers mots d’Arnaud Pelletier devraient les rassurer : « Hier j’ai eu une opération du genou, et une de la hanche. Aujourd’hui, les deux patients remarchent et vont donc sortir demain ».

 

EN CHIFFRES

450

nombre de prothèses à la hanche posées en moyenne chaque année par l’hôpital privé Saint-François.

250

nombre moyen, et en constante hausse, de poses de prothèses du genoux par l’hôpital privé.

 

CLASSEMENT

Bien placé. L’hôpital privé Saint-François a été cité par le magazine Le Point comme le meilleur établissement 2016 de l’Allier pour le cancer de la prostate, les calculs urinaires et l’adénome de la prostate (où il figure même à la 3e place nationale). Saint-François obtient également la première place du département pour la prothèse de hanche et la 38e au niveau national.

 

© La Montagne – 10-10-16 – Par Florent Leybros

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